There are sacred names that vibrate in souls,
Mysterious altars of eternal flames,
Divine tabernacles.
When the world quivers under storms,
That rising progress invades the shores,
They guide destinies.

Yes, these are the two names that fill the earth,
All a huge love: my fatherland and my mother.
Alas! Saying them,
Let us think of those who have neither mother nor country!
And who find, having no one who smiles,
The world sad and big.

O my mother, you know, I love you without limit;
I adore you, oh fatherland, with such small shores
For who sees the infinite.
And I would give everything to see your brave victors,
To see your peoples great and free your slaves
Under all the blessed sky.

25th August 1851

Original in French

La Mère et La Patrie

Il est des noms sacrés qui vibrent dans les âmes,
Autels mystérieux des éternelles flammes,
Tabernacles divins.
Quand le monde frémit sous des souffles d’orages,
Que le progrès montant envahit les rivages,
Ils guident les destins.

Oui, ce sont ces deux noms qui remplissent sur terre,
Tout un immense amour : ma patrie et ma mère.
Hélas ! en les disant,
Pensons à ceux qui n’ont ni mère ni patrie !
Et qui trouvent, n’ayant personne qui sourie,
Le monde triste et grand.

Ô ma mère, tu sais, je t’aime sans limite ;
Je t’adore, ô patrie, aux rives si petites
Pour qui voit l’infini.
Et je donnerais tout pour voir vainqueurs tes braves,
Pour voir tes peuples grands et libres tes esclaves
Sous tout le ciel béni.

Paris, 25 août 1851.